Le Cosmopolitisme bourgeois et son rôle réactionnaire

Par F. Chernov

Publié dans Le Bolchevique : Revue théorique et politique du Comité Central du PC(B), n°5, 15 de mars 1949, pp. 30-41. Traduit de l’anglais. Copyright du text original © 2003 by Peter R. Wolfe and the Cyber-USSR.

I. Le Cosmopolitisme infiltre les arts, les sciences et l’histoire soviétiques

Les principaux éditoriaux des journaux « Pravda » et « Kultura i Zhizn' » (« Culture et vie ») ont démasqué un groupe antipatriotique de critiques de théâtre, de cosmopolites, qui se sont prononcés contre le patriotisme soviétique, contre les grandes réalisations culturelles du peuple russe et des autres peuples de notre pays.

Apparaissant comme des messagers et des propagandistes de l’idéologie bourgeoise, les cosmopolites adulaient la culture bourgeoise décadente et rampaient face à elle. Diffamant la culture socialiste soviétique, ils ont loué tout ce qui provenait des conditions décadentes et délabrées de la culture bourgeoise. Dans la grande culture du peuple russe, ils ont vu des échos et des répétitions de la culture bourgeoise occidentale.

Des idées mesquines, nuisibles et corruptrices du cosmopolitisme bourgeois se sont également propagées dans les domaines de la littérature soviétique, du cinéma soviétique, des arts graphiques, dans le domaine de la philosophie, de l’histoire, du droit économique et juridique, etc.

Le cosmopolite Subotsky a essayé de toutes ses forces d’exterminer toute nationalité de la littérature soviétique. L’écume à la bouche, ce propagandiste cosmopolite lance des épithètes à l’encontre de ces écrivains soviétiques qui veulent “exprimer en image à travers le langage et les détails de son caractère l’appartenance d’un héros positif à telle ou telle nationalité”.

Ces objectifs cosmopolites de Subotsky sont dirigés contre le patriotisme soviétique et contre la politique du Parti, qui a toujours attaché une grande importance aux qualités nationales et aux traditions nationales des peuples. Lénine s’est prononcé au 8e Congrès du Parti contre le trotskiste Piatakov, qui avait suggéré (comme une provocation) d’éliminer le point sur l’autodétermination nationale du programme du Parti, en disant : “Ce serait faisable, s’il existait des hommes sans particularités nationales. Mais il n’en existe pas, et, en agissant autrement, nous ne pourrions absolument pas édifier la société socialiste”.

En se moquant des œuvres littéraires montrant les qualités supérieures du peuple soviétique, Subotsky a rivalisé avec le célèbre cosmopolite Yuzovsky. Yuzovsky, le venin sur les lèvres, s’est moqué qu’ “à travers les lèvres du ‘héros positif’ dans ces œuvres, il y a forcément un ‘sourire marxiste’, et que ce ‘héros positif’ de l’art dramatique soviétique sait tout, voit tout. Pour lui, tout est simple, tout est clair.” Ainsi, sous le drapeau de la lutte contre un prétendu “primitivisme” dans la représentation du héros positif, le cosmopolite Yuzovsky a tenté de discréditer les nouveaux traits propres au peuple soviétique. Car Yuzovsky est écoeuré par ce fait, que l’art dramatique soviétique, reflétant la vérité de la vie, montre que le peuple soviétique est un peuple victorieux, que l’homme soviétique, surmontant les épreuves avec force, peut obtenir la victoire sur l’ennemi, est capable de garantir la victoire du neuf face au vieux.

Par ces efforts antipatriotiques, Yuzovsky a cherché à calomnier le peuple soviétique, à rabaisser sa dignité nationale, à semer le manque de foi dans la capacité du peuple soviétique à surmonter toutes les difficultés et à atteindre un objectif, comme en témoignent les trente dernières années de pratique de la construction communiste.

Le peuple soviétique sait bien quelle haute estime le camarade Staline accorde au peuple russe, soulignant que le peuple grand-russe possède des qualités aussi remarquables qu’un esprit lucide, un caractère ferme, une absence de précipitation et un esprit sage et patient.

Le cosmopolite Gurvitch, faisant écho aux calomnies hostiles longtemps discréditées contre le peuple grand-russe, les a diffamé sans vergogne et a attribué au peuple russe les qualités les plus répugnantes.

Un groupe antipatriotique de cosmopolites déracinés de la critique théâtrale aspirait à répandre le nihilisme national, étranger au marxisme-léninisme et profondément hostile au peuple soviétique.

Le nihilisme national est une manifestation de l’idéologie antipatriotique du cosmopolitisme bourgeois, du mépris de la fierté nationale et de la dignité nationale des peuples. Le camarade Staline a dit : “Le nihilisme national ne fait que nuire à la cause du socialisme, agissant comme un outil pour les nationalistes bourgeois”. Le camarade Staline s’est prononcé avec force contre ceux qui ont suggéré que “la lutte contre le nationalisme doit en même temps jeter tout ce qui est national”. Le nihilisme national dans nos conditions est une forme de lutte choisie par les cosmopolites sans racines contre le patriotisme soviétique, contre la culture soviétique (nationale dans la forme, socialiste dans le contenu) ; c’est une démonstration de leur recul devant la culture bourgeoise. De cette façon, le nihilisme national avec son attitude envers le peuple grand-russe et les autres peuples de notre nation, n’a été rien de plus qu’une manifestation continue du nationalisme bourgeois porté par les cosmopolites, inséparablement lié aujourd’hui à l’idéologie cosmopolite de la bourgeoisie impérialiste.

Dans le domaine de la philosophie, les partisans des idées cosmopolites dérisoires menèrent une campagne contre les grandes traditions du peuple russe en matière de science et de philosophie ; ils prônaient le nihilisme national. Dans les travaux des grandes figures de la philosophie matérialiste russe – Lomonossov, Radichtchev, Hertzen, Belinsky, Chernyshevsky, Dobrolyubov – ils ne voyaient que des imitations de la philosophie d’Europe occidentale, des emprunts à celle-ci.

Le nihilisme national en philosophie s’est manifesté d’abord dans son attitude méprisante envers l’héritage de la culture grand-russe. L’article de Z. Kamensky « Sur la question de la tradition dans la philosophie matérialiste russe des XVIIIe et XIXe siècles », publié dans la revue « Voprosy Filosofii » (« Questions de philosophie »), était une calomnie contre les sommités de la philosophie matérialiste-philosophique russe, pour les dépeindre comme de simples adeptes plus ou moins chanceux des philosophies d’Europe occidentale.

Le professeur B. Kedrov a introduit dans ses travaux sur la philosophie et l’histoire des sciences un éventail d’erreurs graves et de distorsions de type cosmopolite anti-marxiste. B. Kedrov a “prouvé” et défendu la thèse anti-marxiste selon laquelle les questions de priorité en science n’avaient pas de sens, et a rejeté l’importance des priorités par les scientifiques russes.

La question de prioriser la science, la littérature et l’art russes, de la primauté de la culture socialiste soviétique, est l’une des questions les plus aiguës de la lutte du socialisme contre le capitalisme. La culture socialiste représente un type supérieur de culture, une civilisation supérieure, confirmant sa supériorité sur la culture bourgeoise. Les ennemis du socialisme, nourrissant une haine malveillante envers l’Union Soviétique qui est à l’avant-garde des forces de la démocratie et du socialisme dans le monde entier, s’acharnent à affaiblir par tous les moyens la croissance continue de l’autorité internationale de l’URSS, et son grand prestige moral et politique. D’où les efforts des ennemis du socialisme pour diffamer l’Union soviétique, supprimer ses grandes réalisations économiques et culturelles, supprimer ou nier de manière malhonnête la primauté de la science et de l’ingénierie soviétiques ainsi que l’immense supériorité de la littérature et de l’art soviétiques. D’où le mauvais traitement qu’ils ont infligé à la culture du peuple grand-russe, la nation la plus distinguée de toutes les nations de l’URSS, la force dirigeante de l’État multinational soviétique. Les ennemis de l’URSS ont entrepris les machinations les plus basses afin de s’approprier les réalisations des figures scientifiques du peuple russe et des autres peuples de l’URSS, mentent pour attribuer la primauté dans la lignée des grandes découvertes scientifiques aux scientifiques bourgeois étrangers au détriment de la primauté indiscutable des scientifiques de notre pays.

La question de la primauté de la science russe progressiste, de la science soviétique est cruciale, une question d’une importance vitale pour le peuple soviétique et l’État socialiste. Par conséquent, les déclarations de Kedrov sur l’impertinence de la question de la priorité dans la science font le jeu des ennemis du gouvernement soviétique.

Dans sa négation cosmopolite des aspects nationaux du développement de la philosophie, Kedrov est allé jusqu’à affirmer que “pour construire une histoire de la philosophie mondiale, il s’ensuit tout d’abord qu’elle ne se fait pas par pays, ni sur la base de distinctions et de traits nationaux, mais au contraire par grandes époques historiques” (« Questions de philosophie » n° 1, p. 43, 1947).

Ici, l’orientation cosmopolite de Kedrov est évidente, prônant une attitude méprisante envers le caractère des nations, envers leurs qualités distinctives, pour rendre faussement à la culture mondiale les contributions des nations. Niant le rôle de l’aspect national et des traits distinctifs nationaux dans le développement de la science et de la philosophie, Kedrov s’est prononcé en faveur de la “solidarité” avec les représentants réactionnaires de la soi-disant science “universelle” apatride et sans classe. Pendant ce temps, le slogan « science mondiale unie » n’est profitable qu’à nos ennemis de classe.

Dans ses écrits, I. Kryvelyov a traîné dans le magazine « Voprosy Filosofii » des idées mesquines, antipatriotiques, cosmopolites et nuisibles. Dans des articles sur des questions militaires, il a trouvé à redire à la stratégie militaire russe et à l’habileté militaire russe. Dans l’article défectueux  de Kryvelyov “Vers la description de l’idéologie militaire allemande”, il offre un exemple scandaleux d’objectivisme bourgeois et de servilité devant tout ce qui est étrangers. Composé presque entièrement de citations extraites d’écrits de racistes et de militaristes allemands, cet article est un récit antipatriotique et objectiviste de l’idéologie militaire prédatrice allemande-fasciste. Discutant de la victoire de l’armée soviétique sur le fascisme allemand, Kryvelyov n’a pas consacré un seul mot au patriotisme soviétique – la source de l’héroïsme du peuple soviétique.

Les formes sous lesquelles les petites idées bourgeoises-cosmopolites sont entraînées dans le domaine de l’idéologie sont multiples : de la dissimulation des meilleurs produits de la culture socialiste au dénigrement direct de celle-ci ; de la négation de l’importance historique mondiale de la culture grand-russe et de l’élimination du respect de ses traditions à la propagation franche de la servilité devant la culture bourgeoise décadente ; de la propagation du nihilisme national et de la négation de l’importance de la question de la priorité dans la science au mot d’ordre sur la “solidarité internationale” avec la science bourgeoise et ainsi de suite. Mais l’essence de toutes ces formes est cet antipatriotisme, cette propagande de l’idéologie bourgeoise-cosmopolite fixant son objectif de désarmement spirituel du peuple soviétique face à l’idéologie bourgeoise agressive, la renaissance des restes du capitalisme dans la conscience des peuples.

II. Le Parti contre-attaque

Avec la liquidation des classes exploiteuses, la société soviétique a réalisé une unité moralo-politique sans précédent qui a trouvé son expression la plus brillante dans la forte floraison du patriotisme soviétique. Mais il ne faut pas oublier que le camp impérialiste s’efforce de toutes les manières possibles de raviver et de renouveler les vestiges du capitalisme dans la conscience du peuple soviétique. Au 17e Congrès du Parti, le camarade Staline a souligné qu’ “il ne faut pas dire que nous avons surmonté tous les vestiges du capitalisme dans la conscience du peuple. Il ne faut pas le dire, non seulement parce que le développement de la conscience du peuple va de pair avec sa situation économique, mais aussi parce qu’il existe encore un encerclement capitaliste qui cherche à raviver et à soutenir les vestiges du capitalisme dans l’économie et dans la conscience du peuple de l’URSS et contre lequel nous, bolcheviques, devons à tout moment être en garde”.

Le camarade GM Malenkov a déclaré dans son rapport à une réunion d’information des représentants de certains partis communistes : “Depuis la défaite écrasante et la liquidation des restes des classes exploiteuses dans notre pays, la bourgeoisie internationale a perdu tout soutien au sein de l’Union soviétique pour sa lutte contre l’État soviétique. Cependant, elle vise à utiliser à ses fins les vestiges du capitalisme dans la conscience du peuple soviétique – vestiges de la mentalité de propriété privée, vestiges de la morale bourgeoise, respect des individus pour la culture bourgeoise de l’Occident, démonstration de nationalisme, etc.”

Les plans de nos ennemis étrangers visent à détourner la littérature, la culture soviétiques et la science soviétique du service de la cause socialiste. Ils essaient d’infecter la littérature, la science et l’art soviétiques de toutes sortes d’influences putrides, d’affaiblir ainsi ces puissants piliers de la formation politique du peuple, l’éducation du peuple soviétique dans un esprit de service actif à la patrie socialiste, à la construction communiste.

Le Parti de Lénine et de Staline mène une attaque décisive contre l’idéologie bourgeoise, infligeant coup sur coup à toutes les manifestations d’influence bourgeoise dans les différents secteurs du front idéologique.

Le Comité central du PCUS a révélé le danger d’un contenu idéologique vide et d’une indifférence à la politique dans l’art, qui avait ouvert des voies pour la pénétration de la vision du monde bourgeoise dans l’environnement du peuple soviétique. Le décret bien connu du CC-PCUS concernant les magazines « Zvezda » et « Leningrad » a mobilisé le Parti et les dirigeants de la littérature et de l’art soviétiques dans une lutte décisive contre les attitudes apolitiques et le vide idéologique, dans la fabrication d’une littérature à haut contenu idéologique, capable d’inculquer aux bâtisseurs du communisme un esprit courageux et la confiance dans le triomphe de leur grande cause. Sur la base des décisions du CC-PCUS, la littérature et l’art soviétiques ont remporté de grands succès, enrichis d’œuvres qui, comme l’a souligné le camarade VM Molotov : « À leur manière, montrent le sens idéologique des événements et le travail du peuple de l’ère soviétique.”

Le Comité central du Parti communiste de toute l’Union (bolchevique) critiquait fermement le développement parmi les travailleurs scientifiques soviétiques indépendants de concepts bourgeois-objectivistes. Le camarade AA Zhdanov dans ses affirmations sur le livre du camarade GF Alexandrov “L’histoire de la philosophie occidentale”, notant les défauts de ce livre et ses concepts objectivistes, a souligné que de tels concepts, s’ils avaient influencé notre développement, auraient nécessairement conduit à la servilité devant la philosophie bourgeoise et à l’exagération de son mérite, au détriment de l’esprit agressif et combatif de notre philosophie ce qui aurait impliqué un retrait du matérialisme de base, de ses orientations et de son esprit de Parti. Critiquant le livre du camarade Alexandrov, le camarade AA Zhdanov a noté que le fait de ne pas y inclure l’histoire de la philosophie russe n’est en aucune manière justifié, et que cette omission est d’un caractère fondamental.

Le débat sur le livre de GF Alexandrov était centré sur les travailleurs du front de la philosophie dans la lutte contre la philosophie bourgeoise décadente, sur le dépassement des attitudes désobligeantes envers la philosophie russe, sur l’élaboration plus poussée de la philosophie marxiste-léniniste et sur le renforcement de ses liens avec le travail pratique de construction du communisme.

La décision du Comité central du Parti communiste de toute l’Union (bolchevique) au sujet de l’opéra de V. Muradeli « La grande amitié » a porté un grand coup contre les formalistes et autres influences putrides de l’art bourgeois sur les personnalités individuelles de la musique soviétique qui amenait à une division entre la musique soviétique d’une part, et le peuple, ses besoins et ses demandes, d’autre part. Dans cette résolution, le Comité central du Parti communiste de toute l’Union (bolchevique) a soumis à une cinglante dénonciation certains compositeurs qui avaient négligé le grand héritage musical des brillants compositeurs russes. La décision susmentionnée du Comité central du Parti communiste de toute l’Union (bolchevique) a révélé les formes les plus variés pour élever la culture musicale soviétique, incarnant dans tous les travaux la vie socialiste du peuple soviétique et les profondes traditions nationales de la musique du peuple russe et des autres peuples de l’URSS.

Réalisées sous la direction de notre Parti, la destruction de l’école de biologie Weisman-Morgan et la session historique de VASKhNIL en août ont porté un coup fracassant aux tentatives de nos ennemis étrangers d’entraîner dans la science soviétique l’idéologie réactionnaire et la théorie métaphysique, causant des dommages à la science, la rendant stérile et inutile et la séparant des besoins du peuple. Ainsi étaient assurés le triomphe de la biologie matérialiste michouriniste dans notre pays, le bien-être de la science biologique soviétique, transformant la nature.

Le Comité central du PC(B) a démasqué les tentatives de la bourgeoisie impérialiste d’utiliser de tels vestiges de l’ancien régime, que l’on trouve encore parmi les représentants individuels de notre intelligentsia, comme rampant devant la culture bourgeoise. Le Comité central du Parti communiste de toute l’Union a mobilisé le parti et l’intelligentsia soviétique dans la lutte contre chaque vestige rampant devant la bourgeoisie occidentale, contre toute tentative de cacher la priorité des scientifiques russes dans de nombreux domaines de la science et de la technologie, contre les tentatives éhontées des savants bourgeois de s’approprier la priorité des savants soviétiques. Le Parti appelait l’intelligentsia soviétique et tout le peuple soviétique à porter haut le drapeau de la fierté nationale soviétique, élevé encore plus haut par la conscience patriotique de l’intelligentsia soviétique sur la grande culture soviétique et de sa supériorité sur la culture bourgeoise.

Le Parti a porté un coup à toutes les manifestations de l’influence de l’idéologie bourgeoise dans le domaine de la littérature, de l’art, de la science et a brisé les tentatives de la bourgeoisie impérialiste d’ébranler le moral et la fermeté mentale du peuple soviétique et, de cette manière, de perturber le progrès réussi de notre pays vers le communisme, la croissance et le renforcement du dévouement du peuple soviétique envers sa patrie socialiste.

L’arme idéologique la plus empoisonnée de l’encerclement capitaliste hostile est le cosmopolitisme bourgeois. Fondé en partie sur la servilité devant les choses étrangères et de servilité devant la culture bourgeoise, le cosmopolitisme sans racines produit des dangers particuliers, car le cosmopolitisme est la bannière idéologique de la réaction internationale militante, l’arme idéale entre ses mains dans la lutte contre le socialisme et la démocratie. C’est pourquoi la lutte contre l’idéologie du cosmopolitisme, le fait de la démasquer et son dépassement total et définitif acquiert dans le temps présent une acuité et une urgence particulières.

III. La lutte MONDIALE contre l’impérialisme “cosmopolite”

L’idéologie du cosmopolitisme découle directement du mode de production de la société bourgeoise. Le cosmopolitisme est la négation du patriotisme, son contraire. Il prône une apathie absolue envers le sort de la Patrie. Le cosmopolitisme nie l’existence de toute obligation morale ou civile des gens envers leur nation et leur patrie.

La bourgeoisie prêche le principe selon lequel l’argent n’a pas de patrie, et que, partout où l’on peut “faire de l’argent”, partout où l’on peut “avoir une affaire rentable”, il y a sa patrie. Voilà le caractère vil du cosmopolitisme bourgeois, appelé à dissimuler, à déguiser, à “ennoblir” l’idéologie antipatriotique du bourgeois-business déraciné, du colporteur et du “commerçant ambulant”.

La nuisible idéologie cosmopolite sert la bourgeoisie et ses agents d’outil idéologique très pratique pour excuser et couvrir toutes sortes d’actions antipatriotiques, de trahison nationale et de double jeu politique. Marx a montré que “le patriotisme bourgeois… a dégénéré en une imposture complète après que son activité financière, commerciale et industrielle ait acquis un caractère cosmopolite”.

A l’ère de l’impérialisme, l’idéologie du cosmopolitisme est une arme dans la lutte des pilleurs impérialistes cherchant à dominer le monde.

Même à l’époque de la Première Guerre Mondiale, défendant le programme bolchevique sur la question des nationalités, luttant pour le droit des nations à l’autodétermination, Lénine écrivait : “l’impérialisme signifie que le capital a dépassé le cadre des États nationaux ; cela signifie que l’oppression nationale a été étendue et renforcée sur une nouvelle base historique. Par conséquent, il s’ensuit que, malgré Parabellum, nous devons lier la lutte révolutionnaire pour le socialisme à un programme révolutionnaire sur la question nationale”.

Cette position léniniste montre les liens indissolubles de la lutte révolutionnaire pour le socialisme avec la défense de la souveraineté nationale des nations.

L’impérialisme est inséparable de la répression de la souveraineté nationale des peuples et d’une monstrueuse oppression nationale. La bourgeoisie impérialiste, à travers ses aspirations bourgeoises-cosmopolites du nihilisme national, cache les sources premières des politiques d’exploitation les plus sévères des nations opprimées, des aspirations expansionnistes.

La souveraineté nationale, la lutte des nations opprimées pour leur libération, les sentiments patriotiques des peuples épris de liberté et surtout le puissant patriotisme du peuple soviétique – ceux-ci constituent encore un obstacle sérieux aux aspirations impérialistes prédatrices, ils empêchent les impérialistes d’accomplir leur plans d’établissement d’une domination mondiale. Cherchant à écraser la volonté de résistance des peuples, la bourgeoisie impérialiste et ses agents socialistes de droite prêchent que la souveraineté nationale serait devenue obsolète et dépassée, ils proclament même que la notion de nation et d’indépendance de l’État serait une fiction.

Les cliques dirigeantes des nations, étant les objets de l’expansion américaine, mettent tout en œuvre pour salir et blâmer le désir des masses de préserver leur souveraineté nationale, apportant ainsi une aide à l’impérialisme américain.

Attaquant violemment l’aspiration des peuples à protéger leur souveraineté nationale, leur indépendance nationale, les apologistes de l’impérialisme déclarent avec insolence “périmées” l’aspiration des peuples à préserver ou à réaliser leur indépendance nationale, ou, en d’autres termes, leur réticence à se soumettre volontairement aux agresseurs impérialistes.

La prédication du nihilisme national est sciemment et délibérément menée par les idéologues de l’impérialisme anglo-américain contre la terre du socialisme et des démocraties populaires. Les peuples des pays démocratiques populaires sous la direction des communistes, avec le soutien de l’Union soviétique, luttent courageusement et fermement pour leur indépendance nationale. En particulier, les partis communistes servent maintenant dans tous les pays du monde en tant qu’héritiers et défenseurs les plus cohérents des meilleures traditions nationales des peuples, en tant que combattants de première ligne pour la liberté et l’indépendance des peuples. Ils mènent l’opposition nationale aux agresseurs et aux aspirations expansionnistes de l’impérialisme américain.

Le cosmopolitisme bourgeois moderne est l’expression idéologique des politiques impérialistes agressives de la bourgeoisie réactionnaire des grandes puissances capitalistes, orientées vers l’établissement de leur suprématie mondiale. La lutte pour la domination mondiale, pour l’exploitation du monde par une poignée de monopoles capitalistes résulte naturellement et inévitablement de l’inégalité dans le développement économique et politique du capitalisme à l’ère de l’impérialisme.

“La suprématie mondiale”, observa Lénine, “c’est, en somme, le maintien d’une politique impérialiste dont la continuation est la guerre impérialiste”.

L’impérialisme américain, dans les conditions actuelles, se révèle comme le prétendant à la domination mondiale. Et ceci explique pourquoi les idéologues de l’impérialisme américain émergent aujourd’hui comme les propagandistes les plus violents du cosmopolitisme. Actuellement, le cosmopolitisme bourgeois est choisi par l’impérialisme américain comme arme de la lutte idéologique pour la domination mondiale. Avec l’aide de la propagande cosmopolite américaine, l’impérialisme américain dirige la préparation idéologique pour l’accomplissement de ses aspirations expansionnistes et agressives. L’idéologie du cosmopolitisme bourgeois sert de couverture commode à l’activité subversive des espions et des saboteurs, travaillant à la demande des services de renseignement étrangers. Sous couvert d’une phraséologie cosmopolite, avec de faux slogans sur la lutte contre “l’égoïsme nationaliste”, se cache le visage brutal des incitateurs d’une nouvelle guerre, essayant d’implanter la domination américaine sur le monde.

Les cercles impérialistes des États-Unis diffusent aujourd’hui une propagande en faveur d’une “citoyenneté mondiale” et d’un “gouvernement universel”.

Le vrai sens de cette propagande a été démasqué par le camarade AA Zhdanov dans son rapport à la conférence de quelques représentants des partis communistes.

“Certaines des orientations de la ‘campagne’ idéologique accompagnant les plans d’asservissement de l’Europe”, a déclaré le camarade Zhdanov, “sont une attaque contre le principe de souveraineté nationale, un appel au rejet des droits souverains des peuples et, en contraste, l’idée de ‘gouvernement universel’.” Voilà en quoi consiste cette campagne, favoriser l’expansion incontrôlée de l’impérialisme américain, violant inconsidérément les droits souverains des peuples, pour représenter les États-Unis dans le rôle de porte-drapeau des lois de toute l’humanité, et, par ailleurs, présenter ceux qui résistent à l’influence américaine en tant qu’adeptes d’un nationalisme “égoïste” obsolète.

Le patriotisme des masses populaires sert d’arme spirituelle puissante aux ouvriers dans la lutte pour la liberté et l’indépendance nationale. Dirigé contre le patriotisme, le cosmopolitisme bourgeois poursuit le but du désarmement idéologique des peuples opposés à l’expansion impérialiste américaine. A l’aide d’une propagande cosmopolite, la bourgeoisie des pays occidentaux et leurs agents en la personne de Blum, Bevin, Schumacher et consorts aspirent à excuser leur trahison nationale et à préparer idéologiquement la capitulation totale de ces pays devant l’impérialisme américain.

Le camarade AA Zhdanov a montré que le cosmopolitisme bourgeois et, en particulier, l’idée cosmopolite de « gouvernement mondial unique » ont une orientation antisoviétique frappante.

“La récupération de l’idée d’un ‘gouvernement mondial unique’ par l’intelligentsia bourgeoise à partir d’un certain nombre de rêveurs et de pacifistes”, a déclaré le camarade Zhdanov, “n’est pas seulement utilisée comme un outil pour faire pression en faveur du désarmement idéologique des peuples, qui défendent leur indépendance vis-à-vis de l’invasion impérialiste américaine, mais aussi comme un slogan à l’encontre de l’Union soviétique, qui a constamment et à plusieurs reprises défendu le principe d’une véritable égalité des droits et la protection des droits souverains de tous les peuples, grands et petit.”

Alimenté par les plans agressifs anglo-américains de domination mondiale, le cosmopolitisme actuel n’est rien d’autre que le côté sordide du nationalisme et du racisme débridé de la bourgeoisie anglo-américaine.

Le cosmopolitisme et le nationalisme ne sont pas opposés, ils ne sont que les deux faces de l’idéologie bourgeoise-impérialiste. Le cosmopolitisme a toujours été et n’est toujours qu’un écran, un déguisement pour le nationalisme. En leur temps, démasquant les “vrais socialistes” bourgeois allemands, Marx et Engels écrivirent avec indignation : “… une vision du nationaliste monde aussi étroite est à la base du prétendu universalisme et du cosmopolitisme allemand”.

Les intérêts impérialistes égoïstes des monopoles capitalistes anglo-américains et le nationalisme bourgeois anglo-américain militant sont à la base du cosmopolitisme bourgeois.

Toutes les prêches d’idées cosmopolites, exportées des Etats-Unis, telles que la “citoyenneté mondiale”, le “gouvernement universel”, le “pouvoir mondial”, l’ “État supranational” etc. sont appelées à servir à leur manière de déguisement idéologique pour le nationalisme anglo-américain.

Le léninisme a révélé les sources, les racines du cosmopolitisme bourgeois. VI Lénine écrivait : “l’union des impérialistes de tous les pays, l’union, naturelle et inévitable, pour la défense du capital, qui ne connaît pas de patrie, a prouvée par plusieurs des épisodes les plus significatifs et les plus grands de l’histoire du monde, que le capital met l’alliance des capitalistes de tous les pays contre le prolétariat au dessus des intérêts de la patrie, du peuple ou de quoi que ce soit d’autre.”

Lénine a prouvé ici que la bourgeoisie place la protection de ses intérêts de classe “au-dessus des intérêts de la patrie, du peuple ou de toute autre chose”, qu’au nom de la protection de ses intérêts de classe, la bourgeoisie crée une “union des impérialistes de tous les pays” contre les travailleurs.

La composition d’une nouvelle situation internationale à la suite de la Seconde Guerre Mondiale – la croissance de la puissance de l’Union soviétique et de son autorité internationale, l’abandon du système impérialiste par les démocraties populaires, les tendances vers la gauche des masses dans les pays capitalistes, la croissance colossale de la force du socialisme et de la démocratie dans le monde entier, la croissance des mouvements de libération nationale dans les pays coloniaux et semi-coloniaux – tout cela provoque une haine rancunière de la part du camp impérialiste et antidémocratique, dirigé par les États-Unis, qui s’est fixé comme objectif principal la lutte contre le socialisme et la démocratie.

Le cosmopolitisme bourgeois actuel avec son appel à la répudiation de la souveraineté nationale, avec ses notions de “gouvernement mondial unique”, la création des “États-Unis d’Europe”, etc. est la “base” et la “consécration” idéologique du rassemblement sous l’égide de l’impérialisme américain d’une “union des impérialistes” au nom de la lutte contre les masses laborieuses, contre l’Union soviétique et les démocraties populaires, contre la croissance irrésistible dans le monde entier des forces du socialisme et de la démocratie.

Le cosmopolitisme bourgeois est de bout en bout l’idéologie profondément réactionnaire de la bourgeoisie impérialiste, une bannière idéologique du camp impérialiste antidémocratique. Par conséquent, la lutte contre le cosmopolitisme bourgeois est une composante indispensable et primordiale de la lutte contre l’impérialisme, contre l’idéologie bourgeoise décadente.

IV. Le patriotisme SOVIETIQUE – un type nouveau et supérieur

Le cosmopolitisme bourgeois est principalement dirigé contre le patriotisme. Par conséquent, l’objectif de l’éducation, du développement et de la culture du patriotisme soviétique exige une lutte résolue contre le cosmopolitisme et une victoire absolue sur des vestiges aussi honteux de l’idéologie bourgeoise comme le recul et la servilité envers l’Occident capitaliste.

Le patriotisme soviétique, contre lequel les cosmopolites déracinés ont dirigé leur activité criminelle, est une arme puissante de notre Parti et du peuple soviétique, et est une source inépuisable de forces créatrices pour le peuple soviétique.

Révélant les sources de la volonté indestructible du peuple soviétique, de son travail et de sa valeur militaire, si remarquablement démontrées durant les années de la Grande Guerre patriotique [c.-à-d. Seconde Guerre mondiale], le camarade Staline a déclaré : “Le travail vaillant du peuple soviétique à l’arrière, tout comme les exploits militaires immortels de nos soldats sur le front, ont leur source dans un fervent et vivifiant patriotisme soviétique”.

Dans cette réflexion exceptionnelle et profonde, le camarade Staline a révélé quelle importance inestimable, grande, le patriotisme soviétique ardent et vivifiant a dans la vie de notre société, dans la vie et l’activité de tout le peuple soviétique.

Le patriotisme soviétique, largement répandu dans notre pays à la suite de la victoire du socialisme, inculqué au peuple soviétique par le Parti de Lénine et de Staline, est devenu un puissant moteur de développement de la société soviétique.

Le patriotisme soviétique, exprimant le dévouement du peuple soviétique à sa patrie socialiste, cimente les fondements de l’État multinational soviétique, rassemblant tous les peuples et nationalités de notre pays dans une famille unie et fraternelle.

Le patriotisme soviétique sert au peuple de notre pays de puissant stimulant idéologique pour le travail désintéressé et les actes héroïques pour la renommée de la patrie socialiste, pour la victoire du communisme. Avec l’expression flamboyante du patriotisme soviétique, il y a le sentiment élevé de fierté nationale soviétique, la conscience de la supériorité incommensurable de la société soviétique et de la culture socialiste sur la société bourgeoise et sa culture.

Le patriotisme soviétique, le sentiment de la dignité nationale soviétique, est une barrière idéologique fiable qui brise toutes les tentatives de la réaction internationale d’injecter au peuple soviétique l’abattement et la servilité face à l’Occident capitaliste.

Le patriotisme soviétique, en tant que dévotion profonde des masses populaires à leur patrie, au système social et gouvernemental soviétique, est un phénomène qualitativement nouveau. Le patriotisme soviétique est le fruit le plus précieux de cette révolution fondamentale dans la conscience du peuple, qui a eu lieu sur la base de la victoire de la Grande Révolution socialiste d’Octobre dans notre pays. Le patriotisme soviétique n’a pas d’égal dans toute l’histoire précédente dans la force de son influence sur les esprits et les cœurs des gens.

Les nouvelles attitudes de la société, issues de la conquête de leur patrie socialiste par les masses travailleuses de notre pays, ont également provoqué une nouvelle attitude des masses populaires envers la patrie et l’État. L’expression de ces nouvelles attitudes était le patriotisme socialiste soviétique, formant le trait le plus profond et le plus frappant de la nouvelle apparence spirituelle du peuple soviétique.

“Il faut reconnaître, dit le camarade VM Molotov, qu’une des réalisations les plus importantes de notre révolution est le nouvel aspect spirituel et la croissance idéologique du peuple, en tant que patriotes soviétiques.”

Le patriotisme soviétique est né, s’est renforcé et a prévalu pendant la lutte héroïque du parti bolchevique et du peuple soviétique pour la défense de la patrie socialiste, pour la construction du socialisme.

Tout au long de l’histoire de l’Etat soviétique, le Parti des bolcheviks a éduqué les masses laborieuses de notre pays dans l’esprit du patriotisme soviétique.

Déjà à la veille de la Grande Révolution socialiste d’Octobre, le camarade Staline, démasquant la “théorie” menchevik-trotskiste de la dépendance totale de la Russie vis-à-vis de l’Occident capitaliste, déclarait : “La possibilité n’est pas exclue que la Russie en particulier soit un pays qui construit une route vers le socialisme… Il faut mettre de côté les vieilles notions à ce sujet, selon lesquelles seule l’Europe est capable de nous montrer la voie”.

Ces paroles prophétiques du camarade Staline, pleines de patriotisme authentique, ont inspiré une confiance inébranlable dans la ligne du Parti bolchevik et un travail acharné, une confiance ferme dans les rangs du Parti bolchevik et des travailleurs en leurs propres forces et dans la possibilité d’un développement socialiste de notre pays.

En 1917, le “peuple russe a accompli un gigantesque bond en avant – passant du tsarisme au système soviétique”. Le renversement du pouvoir des classes exploiteuses et l’établissement du pouvoir soviétique signifiaient que les masses laborieuses de notre pays gagnèrent enfin leur patrie socialiste grâce à la lutte héroïque du parti bolchevique. “Le 7 novembre (25 octobre à l’ancienne)”, disait Lénine, “nous avons dit ouvertement que nous sommes pour la défense de la Patrie, car c’est bien notre Patrie…”. Développant l’idée patriotique de la défense de la Patrie socialiste, Lénine soulignait que dans les conditions du règne de la dictature du prolétariat, cette idée acquiert un contenu nouveau, socialiste, puisque, en défendant la Patrie, “nous défendons le socialisme, nous défendons la Patrie socialiste”.

Le Parti de Lénine et de Staline a mené une lutte acharnée contre tous les ennemis de la patrie socialiste. Le parti bolchevik repoussa résolument les soi-disant “communistes de gauche”, participants au complot contre-révolutionnaire des trotskistes-boukharinistes. Ces ennemis du Parti et du peuple ont tenté de livrer la patrie socialiste, récemment conquise par les ouvriers et les paysans, aux inondations et au pillage par des troupes d’interventions étrangères et, se réfugiant dans des phrases fausses sur la “guerre révolutionnaire” et les prétendus intérêts “internationaux”, ils proclamèrent : “Dans l’intérêt de la révolution internationale, nous considérons qu’il est opportun d’accepter la possibilité de perdre le pouvoir soviétique”.

“Étranges et monstrueux”, c’est ainsi que Lénine a qualifié ces déclarations grossières, provocatrices et traîtresses des Boukharinites. Lénine a démasqué cet acte honteux de trahison. Balayant les délires antisoviétiques et antipatriotiques du “communisme de gauche”, Lénine leur arracha leur masque trompeur d’internationalistes et montra que le seul et unique internationalisme en situation de victoire en un seul pays consiste en la défense absolue de la patrie socialiste. « Précisément dans l’intérêt du ‘renforcement des liens’ avec le socialisme international », a écrit Lénine, « il est obligatoire de défendre la patrie socialiste ».

L’une des formes préférées de sabotage de la bande Trotsky-Zinoviev était la calomnie effrénée contre le peuple soviétique et ses réalisations socialistes ainsi que la propagation de servilisme envers l’Occident capitaliste. Dans leur frénésie antipatriotique, les trotskistes-boukharinistes ont étalé de la boue sur le peuple russe, le qualifiant de “nation d’Oblomov”. Ils ont proclamé que le léninisme – la plus grande réalisation de la culture russe et mondiale, la gloire et la fierté du peuple soviétique – était un enseignement limité au niveau national. Les crapauds rampant devant l’Occident capitaliste aspiraient à tuer la foi du peuple soviétique dans la victoire du socialisme et proclamaient que le peuple soviétique n’était pas en état, de par ses propres forces, de surmonter le retard technique et économique du pays, que la Russie “arriérée” ne pouvait se dresser face à l’Europe “avancée”.

Démasquant la bande trotskiste-boukharine d’ennemis du peuple, le camarade Staline a déclaré qu’il s’agissait d’une poignée : “d’espions, d’assassins et de saboteurs rampant devant l’étranger, servilement aplatis devant le moindre fonctionnaire étranger et prêts à lui servir d’espions — cette poignée d’hommes qui n’ont pas compris que le plus modeste citoyen soviétique, libéré des chaînes du Capital, dépasse de toute une tête n’importe quel haut fonctionnaire étranger traînant sur ses épaules le joug de l’esclavage capitaliste”.

Dans la lutte contre tous les ennemis de la patrie socialiste – contre les trotskistes, les boukharinistes et les nationalistes bourgeois – Lénine et Staline ont souligné que le prolétariat, défendant la patrie socialiste, n’a et ne peut avoir aucune contradiction ou divergence entre son service dévoué à la patrie socialiste et ses tâches internationales.

Le patriotisme soviétique est inséparable de l’internationalisme prolétarien, organiquement lié à lui. Elle unit organiquement à elle-même les traditions nationales des peuples avec les intérêts vitaux de tous les travailleurs de l’URSS. Par la force de son caractère socialiste, le patriotisme soviétique répudie toute prédication d’exclusivité nationale ou raciale ; tout préjugé racial ou national lui est étranger. Le patriotisme soviétique est tout le contraire du pseudo-patriotisme bourgeois qui, du début à la fin, est imprégné de l’esprit de nationalisme et de chauvinisme, étranger aux masses populaires.

Comme Lénine l’a souligné, « internationalisme ne veut pas dire anti-national ». Cette observation de Lénine est d’une importance fondamentale, car il parle du fait que l’internationalisme prolétarien n’a rien de commun avec le cosmopolitisme bourgeois, qui est aujourd’hui le drapeau de la réaction idéologique.

“Si, au fond, l’internationalisme est le respect des autres peuples, il est impossible d’être internationaliste sans respect ou amour pour son propre peuple” (AA Zhdanov).

Par sa prédication de l’indifférence face au destin et aux intérêts de son peuple et de la Patrie, par sa dérision des sentiments authentiquement patriotiques des peuples, le cosmopolitisme bourgeois ne peut que cultiver des traîtres méprisables à la Patrie.

Tout au long de toute l’histoire de la construction socialiste en URSS, le parti bolchevik a mené et mène une lutte fondamentale des plus résolues contre toutes les manifestations antipatriotiques, contre tous les ennemis du peuple soviétique, de la culture soviétique.

La lutte du parti contre les ennemis du léninisme a toujours été une lutte profondément patriotique pour l’édification de la voie socialiste de nation, pour sa liberté et son indépendance, pour la victoire du socialisme. Dans cette lutte, le parti nourrit chez le peuple soviétique une foi invincible en sa force créatrice, développa et cultiva son sens du patriotisme soviétique, sa dignité nationale et sa conscience de sa supériorité sur les peuples du monde bourgeois.

Le parti a démasqué l’essence antipatriotique, bourgeoise et cosmopolite de la servilité face à l’Occident capitaliste. Il a révélé que cette servilité face aux pays étrangers conduit inévitablement à la trahison nationale et à la trahison des intérêts du peuple soviétique et de la patrie socialiste. Le démasquage des groupes antipatriotiques de bourgeois cosmopolites, la lutte contre l’idéologie du cosmopolitisme bourgeois, est une expression frappante de la préoccupation du Parti bolchevik concernant l’éducation des masses laborieuses de notre pays dans l’esprit du patriotisme soviétique vivifiant.

Les décisions et les orientations du Comité central du Parti communiste de toute l’Union (bolcheviks) concernant les questions idéologiques portent un coup dur contre le développement de l’idéologie bourgeoise et mobilisent le parti et tous les travailleurs sur le front idéologique pour une lutte infatigable contre les influences bourgeoises, pour le renforcement du parti bolchévique, de son esprit combatif patriote-soviétique. Ces décisions et orientations du Comité central du PC(B) ont pour objectif “de renforcer ainsi l’esprit du Parti dans la science, la littérature et l’art soviétiques et d’élever à un niveau supérieur tous les instruments de notre culture socialiste : presse, propagande, science, littérature, art” (G. Malenkov).

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